BESTIAIRE — Art animalier, Chasse, Chevaux
Du 23 mars 2023 au 7 avril 2023
De Lami à La Boulaye, cette exposition explore la tradition de l'art animalier français à travers des œuvres représentant le monde du cheval, de la chasse et de la nature sauvage. Un parcours entre XIXe et XXIe siècle qui témoigne de la vitalité de ce genre.
Bestiaire
Art animalier - Chasse - Chevaux
Premier sujet artistique traité par l’homme, la représentation de l’animal témoigne de l’ancestrale relation qui les unit. Son illustration est présente dans pratiquement toutes les civilisations, sur de multiples supports, depuis les origines de l’art.
Dans la hiérarchie des genres édictée par l'Académie Royale, « celui qui peint des animaux vivants est plus estimable que celui qui représente des choses mortes et sans mouvement » (Conférences de l’Académie, André Félibien, 1667), pour autant des peintres de chasse et de natures mortes comme le flamand Snyders et les français Desportes et Oudry excellèrent en cette matière.
Longtemps tenue pour mineure, la sculpture animalière connaît son apogée au XIXe siècle, en partie grâce à l'influence d'Antoine-Louis Barye. Le premier salon d’art animalier a lieu en 1912.
L’artiste animalier donne la prééminence à la faune qu'il peint, et celle-ci en devient le sujet principal de l'œuvre, se distinguant des artistes qui l’intègrent à des scènes plus générales.
Cet art nécessite une observation patiente et sensible, afin de saisir la justesse des formes et des postures et de « capturer l’âme », pour faire référence au titre de l’exposition Rosa Bonheur, s’étant tenue l’année dernière au château de Fontainebleau. Ce regard se retrouve dans les dessins de Jean-Baptiste Huet (1745-1811) et d'Eugène Lami (1800-1890) comme dans ceux de René Hérisson (1857-1940) et d’Isabelle Hennessy (1958) réalisés au Jardin des Plantes à Paris. Il se double d’une recherche du mouvement et de l’émotion dans la représentation des chevaux de courses par Jacques Despierre (1912-1995) et dans celle des oiseaux sauvages par Patrice Bac (1946).
Depuis une cinquantaine d’années, l’art contemporain développe une antithèse de la sacralisation de l’animal des temps anciens, et tend à exprimer le regret du lien vital qui les unis. En témoigne l’œil attendrit et amusé d'Ileana d’Orléans (1970) sur les crocodiles et les pélicans exposés.
Il est question, dans cette exposition, du regard bienveillant que l’homme porte sur l’animal, mais aussi de l’incessant combat auquel ils se livrent. Dans le tableau de Verboeckhoven (1798-1881), Loups affamés attaquant un groupe de cavaliers, dont nous présentons une esquisse, le sort des premiers chevaux en est jeté, et les hommes désarmés semblent suivre le même destin.
Enfin, le combat que le veneur mène avec ses chiens, face à l’animal sur le territoire qui est sien, n'a-t-il pas une chance minime d'être victorieux ?
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Oeuvres présentées
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Chevaux aux écuries Antoine de La Boulaye (né en 1951) -
Chevaux aux écuries Antoine de La Boulaye (né en 1951) -
Chasse à courre Antoine de La Boulaye (né en 1951) -
Cheval Antoine de La Boulaye (né en 1951) -
Cheval scellé Antoine de La Boulaye (né en 1951) -
Rendez-vous des veneurs, 1982 Antoine de La Boulaye (né en 1951)